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samedi 1 février 2014

une assurance vie

L'assurance vie est une alternative intéressante à un livret A pour votre épargne. Dans un premier temps, évidemment, vous vous êtes constitués une épargne de précaution. Ce point est important car l'un des paramètres de l'assurance vie pour être intéressant est la durée. Après l'assurance vie n'est pas figée et vous pouvez récupérer tout ou partie de votre argent à tout moment. Bien sûr, plus vous conservez votre contrat longtemps, plus la fiscalité est avantageuse.

Fonctionnement de l'assurance Vie

Pour les contrats ouverts ou versements effectués depuis 1998, le contribuable peut opter soit pour l'intégration à l'impôt sur le revenu de ses gains, soit pour un prélèvement forfaitaire libératoire. 
  • Impôt sur le revenu : Avant 8 ans, les gains sont ajoutés à vos revenus,
  • Prélèvement forfaitaire libératoire : Avant 4 ans, vos gains sont taxés à 35% et puis jusqu'à 8 ans, à 15%.
Dans tous les cas, après 8 ans, vous obtenez un abattement de 4600€ sur vos gains (sur la fraction du retrait correspondant aux gains, la fraction correspondant aux versements n'est pas taxée) pour l'ensemble des contrats du contribuable. Pour un couple marié ou pacsé, l'abattement est porté à 9200€. S'ajoutent à cette imposition des prélèvements sociaux (CSG et CRDS) prélevés soit annuellement sur un contrat en euros, soit au moment d'un rachat sur les contrats multisupports (ce qui est plus avantageux).
On note tout de suite, que pour éviter l'impôt, il faut profiter de cet abattement pour éviter l'impôt. Si vous avez 9000€ de gain, vous rachetez la moitié de votre assurance vie la 8ième année et vous la clôturez l'année suivante. Vous pouvez remettre la somme obtenue immédiatement sur un autre contrat.

Régime successoral

Le second avantage de l'assurance vie est le régime successoral. A l'ouverture d'un contrat, vous (le souscripteur) désignez un ou des bénéficiaires dans sa famille (conjoint, enfants, neveu, ...), dans ses relations (concubin, ami, ...) ou des personnes morales (association, parti politique, ...). 
En cas de décès du souscripteur, les bénéficiaires reçoivent l'intégralité des capitaux avec une fiscalité successorale. Cette dernière est fonction de la date d'ouverture, de la date de versement des primes et de l'age du souscripteur. Nous retiendrons seulement pour les contrats les plus récents un abattement de 152 500 € sur le capital transmis à chaque bénéficiaire. Les sommes transmises au décès se font hors succession et sans tenir compte de la réserve successorale prévue par le code civil. L'assurance-vie est donc un produit privilégié pour transmettre, sans frais de succession dans la plupart des cas, une partie de patrimoine à des personnes qui ne sont pas héritiers (notamment à un amant aux dépens d'un époux légitime alors que les dons entre tiers sont soumis à une taxation à 60 %).

Dans les successions, les parts minimales des héritiers réservataires sont calculées sans tenir compte des contrats d'assurance-vie, sauf précise le Code des assurances, si le montant des primes est manifestement exagéré. Dans ce cas, les héritiers réservataires peuvent s'adresser au juge pour faire réintégrer le contrat dans la succession (le fisc soumettra ces sommes aux droits de succession). Malheureusement, la notion de manifestement exagéré n'est pas précisée et les jugements sont encore peu nombreux. Dans le doute, il est donc préférable de commencer tôt et de verser régulièrement des primes. Ensuite, c'est aux héritiers de prouver le caractère manifestement exagéré devant les tribunaux.



jeudi 23 janvier 2014

La collecte du Livret A

La collecte sur le Livret A est redevenue positive en décembre. Selon les chiffres publiés par la Caisse des dépôts, elle atteint 350 millions d'euros. Sur l'ensemble de l'année, les dépôts sont supérieurs aux retraits de seulement 12,14 milliards d'euros : la collecte est divisée par plus de deux par rapport à 2012.

De son coté, le Livret de développement durable (LDD) collecte en décembre 380 millions d'euros en décembre. 

Les 2 placements affichent néanmoins une collecte nette de 19,10 milliards d'euros pour 2013.
Collecte Livret A et LDD
Collecte Livret A et LDD

TAUX DU LIVRET A : 1,25%

Au début de 2014, le gouvernement a décidé de maintenir le taux à 1,25 % à compter du 1er février en dépit de la faiblesse de l'inflation qui aurait dû reculer. Un vrai cadeau pour les épargnants. L'Insee ayant fait état, mardi, d'un taux d'inflation limité à 0,7 % en 2013, « la stricte application de la formule de calcul des taux de l'épargne réglementée conduirait à abaisser, à partir du 1er février, le taux du Livret A de 1,25 % à 0,75 % », souligne la Banque de France dans un communiqué.

vendredi 15 mars 2013

Le Plan d'Épargne Logement (PEL)

Tout comme le Compte Épargne Logement (CEL), après une phase d'épargne, le titulaire d'un Plan d'Épargne Logement (PEL) peut obtenir un prêt épargne logement pour l'habitat principal de l'intéressé ou de sa famille. Il peut être ouvert uniquement dans le même établissement bancaire que le CEL. Chaque membre d'une famille peut ouvrir son PEL dans la limite des 61 200€ de dépôts par plan.

Fonctionnement du PEL

Le Plan d'Épargne Logement (PEL) est un compte bancaire réglementé qui peut être conservé jusqu'à ses 15 ans. Il permet, à partir d'une durée d'épargne de 4 ans, d'obtenir un prêt pour financer une résidence principale. L'état verse alors une prime, proportionnelle à l'effort d'épargne dans la première phase.

Le PEL en quelques chiffres :
  • Le versement minimum à l'ouverture d'un PEL est de 225 €,
  • Il faut y verser obligatoirement un minimum de 540 € par an (soit 45 € par mois, 135 € par trimestre ou 270 € par semestre),
  • Le total des versements ne doit pas dépasser 61.200 €.
Il est également possible d'effectuer des versements exceptionnels sur un PEL, en plus des versements périodiques et dans la limite du plafond.

Phase d'épargne du PEL : entre 4 et 10 ans

La durée minimale de souscription d'un plan épargne logement est de 4 ans. Cette durée, l'échéance contractuelle, est précisée sur le contrat signé avec la banque. Après ces 4 ans, le PEL peut être prorogé, d'année en année, par un avenant au contrat, jusqu’à une durée maximale de 10 ans. Cette prorogation doit être demandée, au plus tard 6 mois après l'échéance.

Pendant cette phase d'épargne, le PEL peut être clôturé sur demande de son souscripteur, à tout moment. Il peut également être résilié par la banque si le versement minimal annuel n'a pas été respecté.

  • Si la fermeture du PEL est effectuée avant 2 ans, les intérêts sont recalculés au taux du CEL en vigueur à la date de clôture. Les droits à prêts et à prime sont perdus. L'éventuel trop-perçu de cotisations sociales prélevées sur la base des intérêts au taux du PEL est restitué,
  • Si la fermeture du PEL est effectuée avant 3 ans, la rémunération au taux contractuel du PEL est conservée mais les droits à prêts et à prime sont perdus,
  • Si la fermeture du PEL est effectuée avant 4 ans, la rémunération au taux contractuel du PEL est conservée mais les droits à prêts sont ceux acquis au 3ème anniversaire. La prime est diminuée de moitié.
  • Si la fermeture du PEL est effectuée avant 10 ans (date contractuelle), la rémunération au taux contractuel du PEL est conservée et les droits à prêts sont ceux acquis à la date anniversaire précédente.

phase d'attente du PEL : 5 ans maximum

A compter de la date d’échéance contractuelle (soit entre 4 et 10 ans après l'ouverture du PEL), il n'est plus possible de faire des versements. Les droits à prêts (et la possible prime) sont bloqués au niveau atteint à cette date d'échéance. Le plan est gelé pour une durée maximale de 5 ans et il continue à être rémunéré au taux fixé au contrat. On parle aussi pour cette situation de « Pel échu ».

Le retrait des fonds au cours de cette période permet de bénéficier des droits à prêts pendant un an à compter de la date de retrait et dans la limite des 5 ans après l'échéance. Par exemple, si les fonds sont récupérés 4 ans et 2 mois après l’échéance contractuelle, le souscripteur devra utiliser ses droits à prêt dans les 10 mois restants.

Pour les PEL ouverts depuis le 1er mars 2011, au-delà des 5 ans, si les fonds ne sont pas sortis, le PEL se transformera alors automatiquement en compte d'épargne, fiscalisé et rémunéré à l’appréciation de la banque. Les droits à prêts et à prime sont alors perdus.
Pour les PEL ouverts jusqu'au 28 février 2011, le titulaire du PEL peut garder son plan indéfiniment.


Rémunération du PEL

La rémunération fixée à la souscription du plan épargne logement reste ensuite en vigueur pour toute la durée de vie du produit, mais ce taux varie en fonction de la date d'ouverture. Depuis 2011, la Banque de France peut désormais réviser le taux du PEL chaque année, en fonction d’une formule mathématique intégrant les taux Swap à 2, 5 et 10 ans :

Taux de rémunération = 70% taux swap à 5 ans + 30% (taux swap à 10 ans – taux swap à 2 ans)

La publication de ce nouveau taux, qui ne peut être inférieur à un taux plancher de 2,50 %, intervient au plus tard le 5 décembre de l'année précédente. Cependant, en cas de circonstances exceptionnelles, le ministère de l'économie peut déroger à cette nouvelle règle de fixation. Il est aujourd'hui de 2,50%.

Les intérêts sont capitalisables, c'est-à-dire qu'au 31 décembre de chaque année, ils viennent s'ajouter au capital déjà épargné et deviennent producteurs d'intérêts supplémentaires.Il est à noter que contrairement aux comptes d'épargne pour lesquels la loi impose un calcul des intérêts par quinzaine, il n'existe rien de tel pour le PEL. Vous trouverez donc les 2 modes de calculs suivant les établissements bancaires : intérêts calculés au jour le jour (par exemple : Crédit Agricole ou Crédit Mutuel) ou intérêts calculés par quinzaine (par exemple : Caisse d'Épargne).

Fiscalité du PEL

Les cotisations sociales (taux global de 15,5% en vigueur à compter du 1er juillet 2012) sont prélevées lors de l'inscription en compte des intérêts de l'année et lors de la fermeture du plan. Pour les PEL ouverts jusqu'au 28 février 2011, ce prélèvement n'était effectué qu'aux 10 ans du plan (en reconstituant les taux en vigueur selon les périodes) puis toutes les années suivantes, et, lors de la fermeture du PEL.

La prime d’Etat est soumise aux prélèvements sociaux au taux en vigueur à la date de son versement.

Les intérêts du PEL sont exonérés d'impôt sur le revenu jusqu'au douzième anniversaire du plan. Au delà, les intérêts du PEL sont imposables. A compter du 1er janvier 2013, et sauf cas particulier de dispense d'acompte, un acompte fiscal de 24% est prélevé par la banque lors du versement des intérêts. Cet acompte sera ensuite déduit du montant des impôts de l'année suivante.

Amicalement,
Les placements financiers et vous
Thomas 

lundi 11 mars 2013

Le Compte Épargne Logement (CEL)

CEL
Le Compte Épargne Logement (CEL) permet à son titulaire, sous conditions, d'obtenir un prêt bancaire à un taux préférentiel, pour réaliser notamment un investissement immobilier ou des travaux dans son logement, ainsi qu'une prime d'épargne versée par l'État.

Qui profite d'un CEL ?

L'ouverture d'un livret Compte Épargne Logement (CEL) est ouverte aux particuliers, majeurs ou mineurs ( l’accord du parent responsable ou du représentant légal est alors nécessaire). Les papiers d'identité et un justificatif de domicile seront réclamés, ainsi que le livret de famille pour la personne mineure. A la fin de l'enregistrement un livret est remis à son détenteur et dans lequel apparaissent les opérations enregistrée sur le compte épargne.

Un CEL par personne est autorisé, tous les membres d'une famille peuvent donc en posséder un. Cette ouverture peut se cumuler avec l'ouverture d'un PEL si ces deux solution d'épargne sont domiciliées dans la même banque (le transfert d'un CEL dans une autre banque impose un transfert simultané du PEL). Contrairement à un PEA ou un LDD, le CEL peut être détenu par un non-résidant. De même, une personne titulaire d'un tel livret en France pourra le conserver si elle part travailler ou résider à l’étranger.

Un CEL se lègue à un membre de sa famille qui garde le bénéfice des droits à prêts acquis par l'ancien titulaire. Ce leg peut intervenir dans le cadre du décès du titulaire du CEL.

Conditions d'ouverture du CEL

D'une durée illimitée, ouvrir un CEL nécessitera un dépôt initial est de 300 euros. Cette somme doit rester sur le compte faute de quoi il sera clôt par la banque. Excepté ce versement, l'ouverture du CEL est exempt de frais. Les versements sont libres ensuite. Un minimum de 75 euros par versement est exigé.  Ils peuvent être effectués à tout moment, tout comme les retraits qui sont gratuits.

Le plafond de dépôt est de 15 300 euros, ce solde ne comprenant pas les intérêts capitalisés. A l'instar des autres livrets réglementés, les intérêts sont calculés par quinzaine, sont soumis aux prélèvements sociaux (taux de 15,5 % depuis le 01/07/2012) mais sont exonérés d'impôt sur le revenu.

En cas de décès du titulaire d'un CEL, les héritiers ou légataires peuvent obtenir le prêt ou la prime d'épargne dans les mêmes conditions que le titulaire du compte. 

Rémunération du CEL

Le taux d’intérêt est de seulement 1,25% (hors éventuelle prime de l'État). La formule de calcul est 2/3 du taux du livret A arrondi au quart de point le plus proche. Ce taux d'intérêt, qui était révisable tous les 6 mois jusqu'à fin 2008 est désormais révisable au gré du gouvernement. Les intérêts sont calculés en application de la règle des quinzaines.

En cas de prêt, l'État augmente la rémunération de 50 %, dans la limite de 1 144 € (actuellement la banque verse 1,25 % et l'État rajoute 0,625 %, ce qui fait une rémunération de 1,875 % brut hors prélèvements sociaux.).

Les intérêts du CEL sont soumis aux prélèvements sociaux (15,5%) en vigueur, qui sont retenus automatiquement chaque année. Les intérêts sont exonérés d'impôt sur le revenu.

Obtenir un prêt avec un CEL

L'intérêt d'un CEL est d'obtenir un prêt à taux préférentiel afin de devenir propriétaire d'une résidence principale ou d'obtenir un prêt pour ses travaux. Pour obtenir le prêt, le CEL doit être ouvert depuis 18 mois et que des intérêts aient été versés sur le compte. La somme empruntée est de 23 000 euros maximum, remboursable sur une durée qui varie entre 2 à 15 ans. S'il est combiné à un PEL, le montant passe à 92 000 euros maximum.

Le taux du prêt CEL est variable, il est lié aux taux des intérêts acquis durant la période d’épargne. Le plus simple est de demander à sa banque ses droits à pret.

La clôture du CEL intervient sur demande du titulaire ou si le solde est inférieur à 300 euros

Conclusion

Le CEL n’a clairement pas pour vocation une bonne rémunération de votre épargne. Son intérêt réside dans le taux du prêt qu’il vous apporte qui est de 2.75% jusqu’à 23000€. Les objets de financement sont les même que pour le PEL à savoir : acquisition de la résidence principale et certains travaux d’amélioration. Nous vous conseillons donc d’ouvrir un CEL et de le laisser couler plusieurs années. Le jour où vous effectuer

mercredi 6 mars 2013

Épargne : le livret A reste le placement privilégié

placement préféré : le livret A

Livret A
Livret A
Son taux a beau avoir été ramené à 1,75% dernièrement, le Livret A demeure le support d'épargne préféré des Français. L'institut Ipsos vient de mener un sondage pour le compte de la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA). Or il en ressort que parmi les Français qui comptent épargner au cours des six prochains mois, 75% envisagent de se tourner vers le Livret A.

Sachant en parallèle que 53% des sondés pensent épargner, on peut estimer que 4 Français sur 10 alimenteront leur Livret A dans les mois à venir. Il faut dire que pour 74% des personnes interrogées, la priorité en matière d'épargne reste la sécurité. En témoigne la méfiance persistante vis-à-vis des actions qui n'intéressent que 10% des épargnants.

Même s'ils offrent également de la sécurité, les autres supports restent loin derrière le Livret A. Bien que plus rémunérateur avec 2,11% nets (en contrepartie d'un blocage des fonds sur 2 ans au minimum), le PEL ne séduit que 40% des candidats à l'épargne, tout comme le LDD qui affichent pourtant les mêmes caractéristiques que le Livret A (si ce n'est un plafond plus faible). 

Ces deux produits sont même devancés de peu par l'assurance-vie, qui recueille 42% des suffrages. Le sentiment vis-à-vis de l'assurance-vie est pourtant mitigé et les Français ne manquent d'émettre une mise en garde à ce sujet. 62% des détenteurs de contrats jugent en effet qu'une fiscalité durcie aurait des conséquences négatives sur leur appréciation de ce placement : 42% n'abonderaient plus leurs contrats et 20% seraient même prêt à retirer tout ou partie de leurs fonds.

Reste que Bercy a plusieurs fois indiqué qu'il n'y aurait pas de révolution à ce sujet. Il faut dire que le sujet est sensible car au travers de ses presque 1.400 milliards d'euros d'encours, l'assurance-vie finance une bonne partie de la dette française.

 

dimanche 3 février 2013

Choisir un super livret ou un livret A

Les livrets A et autres LDD, assurent une parfaite liquidité et des rendements exonérés d’impôts. En complément, les promos sur les super livrets offrent de belles opportunités sur une courte durée. A l'heure de mettre un peu d'argent de côté sur un livret, beaucoup d'épargnants se demandent donc quelle option choisir...

Utilisez les livrets réglementés

Pour les ménages imposés, compte tenu des taux de marché actuels, le Livret A reste souvent la solution la plus rémunératrice et la plus simple. Son taux de 1,75% n'est pas extraordinaire mais au moins, il est net.
Un ménage non imposé recevra comme tous 1,75% sur un Livret A. Sur un livret bancaire, il sera en revanche redevable des cotisations sociales de 15,5%. Au-delà de 2,08% de rendement brut, le livret bancaire restera donc intéressant.
Un ménage dont le taux marginal d'imposition est à 14% devra lui obtenir plus de rendement pour concurrencer le Livret A. En deçà de 2,5% de rendement brut, sont rendement net sera inférieur à celui du Livret A.
Les plus gros patrimoines verront dans les super livret une solution de placement aux plafonds élevés, en dépit d'une rémunération modeste sur la durée... Enfin, du fait de leur taux promotionnels, ces super livrets semblent particulièrement adaptés aux épargnants ayant une forte somme à placer sur une courte durée, tel un produit de cession en attente de réaffectation.

Optimiser les livrets réglementés

Il est possible d’ouvrir un Livret A par personne et de détenir en plus un LDD par contribuable (deux pour un foyer fiscal).  En complément de ces deux livrets, les parents peuvent ouvrir un Livret jeune à leur enfant âgé d’au moins 12 ans et y accumuler jusqu’à 1.600 euros. Ce placement est rémunéré à un taux net qui varie selon les établissements, mais reste toujours au moins égal au taux du Livret A. Actuellement, les Livrets jeunes sont rémunérés entre 2,5 et 4%.
Quel que soit le livret choisi, le calcul des intérêts est le même : versés une fois par an en début d’année, ces derniers sont calculés selon la règle de la quinzaine. Vos dépôts génèrent des intérêts à partir de la quinzaine qui suit, inutile donc de déposer et retirer des sommes la même quinzaine, elles ne vous rapporteront rien. Pour optimiser vos intérêts, réalisez plutôt vos versements le 15 ou le 30 du mois, et vos retraits le 1er ou le 16 de chaque mois.

vendredi 1 février 2013

Épargne record des Français

Selon l'Insee, le taux d'épargne des ménages français a atteint 16,8% de leur revenu disponible brut en 2011. Les Français, dont on dit qu'ils sont exsangues, lessivés par la crise, qu'ils n'arrivent plus à boucler leurs fins de mois, ceux-là même dont on dit qu'ils tapent dans leur "bas de laine", mettent 1€ de côté pour 6€ de revenus. Jamais depuis 1983, les Français n'avaient eu une épargne aussi importante.

Épargne record

Pour commencer, il est important de mettre en perspective ce taux sur une longue période :
taux d'épargne
taux d'épargne
Après une forte chute entre 1974 et 1987, il y a eu une forte remontée entre 1988 et 1994 mais ce taux est depuis lors en légère hausse seulement. Et n'atteint pas les records enregistrés dans les années 60/70. Après une forte chute entre 1974 et 1987, il y a eu une forte remontée entre 1988 et 1994 mais ce taux est depuis lors en légère hausse seulement. Et n'atteint pas les records enregistrés dans les années 60/70. Au passage, la Belgique et l'Allemagne sont à des niveaux similaires. Dire que le taux d'épargne des Français frôle les 17% ne signifie pas qu'ils consacrent une partie aussi importante de leurs revenus à jouer en bourse, alimenter leur Livret A ou leur assurance-vie. Le taux d'épargne inclut les remboursements pour un achat immobilier. Si vous payez chaque mois 800€ de remboursement d'emprunt pour votre appartement, c'est donc de l'épargne. Par contre, si vous payez chaque mois 600€ de loyer, c'est de la consommation! Ce n'est pas faux (bien que l'on pourrait dire que l'achat est un investissement) mais la spécificité de l'immobilier est que l'on habite dedans.
comparaison épargne et investissement en logement
comparaison épargne et investissement en logement
On s'aperçoit alors que, à part une chute en 1987-1988 (fin de la période de désinflation compétitive des années 80), le taux d'épargne est relativement stable autour de 6-7% sur la même période. C'est l'investissement en logement qui fait toute la différence. Ainsi, les années 60-70 ont vu un investissement massif dans l'immobilier avec une accession toute aussi massive à la propriété, bien aidée par l'inflation. Et, depuis le début des années 2000, bulle immobilière oblige, ce taux est remonté mais dans des proportions beaucoup plus raisonnables.

Taux d'épargne et crise

L'argument de la constitution d'une épargne de précaution en temps de crise n'explique pas tout. Certes, on observe bien des petites pointes du taux d'épargne en période de ralentissement économique. Cependant, si le taux d'épargne est très élevé en France, on peut y trouver d'autres argument :
  • L'usage du crédit : En France, contrairement aux pays anglo-saxons (États-Unis, Royaume-Uni, Australie), le recours au crédit est historiquement peu important,
  • La démographie et le mode de financement de la sécurité sociale : En France, les tranches de populations les plus âgées ont un taux d'épargne élevé, ce qui est contraire à la théorie économique. Cette anomalie s'explique par la générosité de notre système de retraite par répartition. Dans l'ensemble, les retraités n'ont pas besoin de puiser dans leur épargne pour maintenir leur consommation au niveau désiré. 

Taux d'épargne et économie nationale

Certains experts rêvent donc d' un taux d'épargne plus faible qui permettrait la France d'avoir un moteur de la consommation plus solide. Sauf que la consommation est déjà le principal moteur de la croissance française et qu'il surprend même par sa résistance en temps de crise. De plus, avoir un taux d'épargne élevé a aussi ses avantages. Si les ménages épargnent, ils peuvent financer la dette publique, ce qui rend le pays moins dépendant des capitaux internationaux. Cette idée est parfaitement illustrée par la crise actuelle. Les pays attaqués sur les marchés - Grèce, Espagne, Portugal - sont ceux qui possèdent un taux d'épargne faible et un déficit extérieur important. En d'autres termes, ces pays vivaient au dessus de leur moyens. L'un des enjeux majeurs, pour eux, est désormais d'accroître leur taux d'épargne. 
Enfin, sans épargne élevée, il y aurait moins de solidarité intergénérationnelle. Or celle-ci joue un rôle de plus en plus important dans l'achat d'un bien immobilier vue la flambée du prix de la pierre ces dernières années. Malheureusement, une proportion importante de l'épargne des ménage (et surtout de leur pouvoir d'achat) passe néanmoins dans l'immobilier et ça c'est un gros problème...
Un dernier point à noter est que si les plus aisés épargnent 35% de leurs revenus, les 20% les plus modestes n'épargnent pas du tout.